Quel Est Le Meilleur Régime Alimentaire (Vegan, Végé, Flexi…) ?

Dans cet article, on va parler régime alimentaire… Non pas pour perdre du poids. Ça honnêtement, avec mes 65 kg tout mouillés, ce n’est pas vraiment ce qui me passionne. Par contre, en tant que consommateur responsable, je souhaite pouvoir me nourrir sainement, en ayant l’impact le moins négatif possible sur la planète.

Je vous vois déjà lever les yeux au ciel…

« Encore un article qui va nous vanter les bienfaits des poids chiches parce que l’auteur est végan ! »

Non, vous avez tout faux.

« Alors peut-être que l’auteur est carnivore et qu’il va nous dire qu’un bon steak de boeuf, y a rien de mieux pour la santé, la planète, voire même pour le boeuf lui-même ! »

Non, encore à côté de la plaque…

Aujourd’hui, je souhaite surtout porter un regard objectif sur les principaux régimes alimentaires existants. Je vais parler un peu de mon expérience et de mes idées mais surtout des résultats de différentes études scientifiques.

Je préfère être honnête tout de suite.

Malgré son titre racoleur, ne vous attendez pas à découvrir dans cet article, le régime alimentaire ultime qui va faire de vous un athlète puissant et qui en même temps pourra sauver les bébés phoques.

Phoque allongé
« Mais euh… j’ai rien demandé moi ! »

Par contre, on va faire les choses dans l’ordre.

On va d’abord définir qu’est-ce-qu’un régime vegan, végétalien, végétarien, flexitarien et omnivore ?

Ça peut paraître chiant comme ça mais il faut bien en passer par là.

Ensuite, on va adresser les impacts de chacun de ces régimes sur la santé, la planète et le bien-être animal.

Bien sûr, vous pouvez ne pas être d’accord avec moi mais merci de ne pas plastiquer ma voiture ou me jeter des sorts vaudoux…

L’espace commentaires est là pour échanger, pas pour s’insulter.

Les différents régimes alimentaires

Il en existe beaucoup… J’ai décidé de les découper en grandes familles. C’est-à-dire vegan, végétarien, flexitarien ou omnivore.

On va donc poser tranquillement les bases en zoomant sur ce qui définit chacun d’’eux.

Les vegan ou végétaliens : très facile. Les végétaliens ne mangent rien qui provient de près ou de loin d’un animal. C’est-à-dire qu’ils ne mangent ni viande ni poissons ni œufs ni lait ni fromage… Ils s’en tiennent uniquement aux céréales, légumes, fruits, algues… Certains prétendent qu’ils mangent des cailloux mais je n’en ai pas la preuve. (On se calme, c’est une blague !)

Alors pourquoi 2 noms pour un même régime alimentaire ? Et bien, être végétalien se rapporte uniquement à la nourriture alors qu’être vegan englobe un univers beaucoup plus large. La définition du véganisme est : « manière de vivre en essayant d’éviter, autant que faire se peut, de consommer, utiliser des produits issus de l’exploitation animalière. »

Par exemple : ne pas porter de cuir véritable, ne pas utiliser des médicaments ou produits de beauté qui ont été tester sur des animaux… Au final, un vegan pourrait refuser de manger du blé si, l’agriculteur s’était servi d’un cheval de trait.

Le véganisme est une philosophie, une manière de vivre beaucoup plus qu’un régime alimentaire.

Les végétariens : alors eux, c’est une autre paire de manches. Parmi les végétariens, vous retrouvez plusieurs courants :

  • les lacto-végétariens qui mangent des produits laitiers
  • Les ovo-végétariens qui mangent des œufs
  • Les pesco-végétariens qui mangent du poisson

Avec tout ça, on peut faire des mixtes intéressants. Par exemple, un végétarien qui mange des œufs et des produits laitiers sera un lacto-ovo-végétarien. Un qui mange des œufs, des produits laitiers et du poisson sera appelé un pesco-lacto-ovo-végétarien.

Même si on regroupe tout ce petit monde dans l’appellation « Végétarien », leur régime alimentaire peut-être bien différent. C’est ce qui risque de nous poser problème dans la suite de l’article.

Je suis déjà en train de m’arracher les cheveux !

Les flexitariens : eux, ils mangent de tout mais de la viande et du poisson en petite quantité.. du moins, peu fréquemment. La définition de ce régime peut varier. Ainsi, j’ai pu lire qu’être flexitarien, c’est manger de la viande moins d’une fois par semaine. Mais la plupart du temps, quand on parle de flexitarien, on parle de manger de la viande ou du poisson 1 à 2 fois par semaine.

Pour faire simple, un flexitarien n’est autre qu’un pesco-lacto-ovo-végétarien qui s’autorise quelques écarts avec la viande.

Homme qui ne comprend pas
« C’est simple ça ?! »

Les omnivores : Ils mangent de tout, tout le temps. Pour eux, un repas est composé de viande ou de poisson avec un accompagnement. C’est ce qu’on rencontre le plus souvent dans notre société occidentale. Moi, personnellement, j’ai été élevé dans cet univers. J’ai été biberonné au steak haché-frites !

J’exclus de cette étude le régime… américain qui est limite un régime carnivore. Pour avoir un ordre d’idées, leur consommation annuelle moyenne de viande par habitant en 2018 était de 100kg ! En France, gros mangeurs aussi, on est aux alentours de 20kg/an.

Régime alimentaire et santé

L’enjeu est de taille ici. La question hante les nuits de beaucoup de monde…

Comment dois-je manger pour être en bonne santé ? Car :

« Avaler le médicament et négliger la diète, c’est détruire la science du médecin »

Un pote chinois

Dans ce qui va suivre, j’ai essayé de me baser sur des études fiables. J’ai toujours cherché des sources non partisanes.

C’est justement à cause de ça que je risque de me mettre à dos les plus engagés dans leur régime alimentaire. (Les plus extrémistes ?!)

Oui, vous pourrez toujours me dire :
« Romain, ce que tu dis c’est de la daube ! Ma belle-sœur elle se nourrit de MacDo 3 fois par jour et elle a une forme du tonnerre ».

L’objectif, ici, n’est pas de trouver le régime alimentaire qui convient le mieux à votre belle-sœur mais plutôt celui qui est le plus adapté à l’espèce humaine.

De là à dire que votre belle-sœur est une extraterrestre, il n’y a qu’un pas…

Les risques de Carence

On va commencer fort : les omnivores sont moins sujets au risque de carence. Le fait de pouvoir manger de tout, tout le temps facilite grandement les choses. Pour peu qu’on mange a peu près équilibré…

Le véganisme est le régime le plus restrictif et présente donc le plus grand risque de carences. Pourtant, il est clairement possible de suivre ce régime alimentaire tout en fournissant à notre corps tous les besoins nutritionnels dont il a besoin.

Certes, c’est exigeant. Très exigeant même. Et pas forcément pour les raisons que l’on croit.

En effet, à chaque fois qu’un végétarien, végétalien ou vegan parle à un omnivore standard, celui-ci lui rétorque : « Mais tu dois être carencé en protéines ! Peuchère.» (Oui, j’habite en Provence..)

Pourtant, des protéines, on en trouve dans plusieurs sources végétales. Je pense en vrac, au soja, aux lentilles, au tofu…

Quand je rétorque ça, mon omnivore standard (et Marseillais) me répond : « Mais fada, si tu ne manges pas de produits laitiers, tu manques de Calcium ?! »

Là encore, c’est toujours possible de manger vegan ou végétarien sans manquer de calcium ! On en trouve dans les légumes feuillus verts, le lait d’amendes…

Mais alors, tout va bien ! Aucun risque d’être carencé ?

En fait si. La vitamine B12 ne se trouve que dans la viande. Cette vitamine est cruciale pour notre cerveau. Les risques d’être carencé en cette vitamine sont : déprime, problèmes neurologiques…

Bon ça peut faire peur comme ça mais il suffit de se supplémenter avec un petit comprimé de temps en temps et hop, plus d’inquiétudes !

Une femme qui médite
Magique le cachet de B12 hein ?

En fait, le principal risque dans un régime strict tel le végétarisme ou véganisme vient de la rigueur qu’il demande. En effet, on peut trouver des protéines, du calcium, des oméga-3… dans des produits d’origine végétale mais encore faut-il avoir une excellente connaissance de ces sources de nutriments et la capacité à adapter ses repas en fonction.

L’omnivore de base (qu’il vienne de Marseille ou pas) tout comme le flexitarien peut plus facilement éviter d’être carencés.

NutriNet-Santé l’a très bien montré au travers d’une étude menée sur 93 000 participants : 15% des végétariens et 27% des vegans étaient carencés en protéines.

Cette même étude montre que c’est encore plus difficile quand on est une personne âgée ou un sportif de haut niveau. Et oui, tous deux demandent un apport en protéines bien supérieur.

Pour résumer, peu importe le régime alimentaire, si on fait attention et qu’on se supplémente au besoin, on peut vivre sans aucune carence. Cependant, plus le régime est restrictif, plus cela demande d’efforts.

Les résultats sur notre santé !

Là encore, je ne souhaite pas me baser sur l’étude de votre belle-sœur qui mange Mac Do à tous les repas. Je vais plutôt laisser les experts en parler !

Mais, avant de démarrer, je tiens à signaler un biais présent dans quasiment toutes les études menées jusqu’ici. En effet, on pourra noter que les personnes qui adoptent un régime à base de fruits et légumes (flexitariens, végétariens et vegan) ont globalement tendance à avoir une hygiène de vie plus saine que l’omnivore lambda.

Femme qui fait du sport
« En plus de manger des fruits et légumes, ils font du sport ! C’est des malades ! »

Reste que les résultats sont là, et je me dois de vous les donner.

Tout d’abord, on remarquera que les groupes qui privilégient une alimentation végétale sont moins gros que les omnivores. En effet, l’IMC (indice de masse corporelle) est en moyenne plus faible chez les végétariens que chez les omnivores. Cependant, il est à noter que la mortalité liée à l’IMC grimpe uniquement pour les sujets dont l’IMC est >30. Ce sont des sujets obèses. Il n’y aurait donc pas de gagnants à ce niveau-là à partir du moment où on aurait un régime équilibré ? Quel qu’il soit ?

C’est ce sur quoi c’est penché le département de nutrition de Purdue University. L’étude comparait des volontaires qui ne mangeaient pas du tout de viande et d’autres qui en mangeaient peu (150gr / semaine). Après plusieurs semaines, on leur a fait passer une batterie de tests pour un résultat surprenant (ou pas) : il n’y a pas de différence au niveau cholestérol, LDL, triglycérides, pression artérielle…

Ça va dans le bon sens pour le lobby de la viande ?

Oh, doucement quand même !

Car une autre étude (EPIC-Oxford) met les pieds dans le plat… les végétariens feraient 32% moins d’infarctus que les mangeurs de viandes !

Une autre étude (menée par Lap Tai et Joan Sabaté) montre que les végétariens et végétaliens ont moins de diabète et sont moins sujets au cancer colique que les omnivores (20% de moins).

Mais alors que peut-on déduire de tout ça ?

Je ne sais pas
Heuuuuuuu…

En fait, toutes ces études montrent qu’on mange beaucoup trop de viande. Les effets sont notables quand on compare végétariens/vegans et omnivores. Par contre, elles le sont beaucoup moins entre végétariens/vegans et flexitariens (qui mangent maximum 1 à 2 fois de la viande/poisson par semaine).

De plus, le risque en carence est bien moindre chez les flexitariens car ce régime nécessite moins de rigueur que pour les végétariens/vegans.

Je tiens à préciser un point quand même : si vous êtes végétarien et que vous ne bouffez que de la pizza, ce n’est pas mieux que la belle-sœur et son Mac Do !

Donc si vous êtes très motivés, prêts à vous instruire sur la nutrition et suivre un régime à la lettre, vous pouvez mettre le régime vegan sur le même pied d’égalité que le végétarisme et le flexitarisme.

Mais vu que moi, je suis un gros feignant, je nomme le régime flexitarien : vainqueur par Ko !

Régime alimentaire et écologie

Comme on vient de le voir, un régime équilibré de type méditerranéen qui privilégie les fruits et légumes (sans pour forcément bannir complètement la viande) est ce qu’il y a de mieux pour notre santé.

Mais qu’en est-il pour la planète ?

Difficile ici de ne pas prendre à rebrousse poils les dévoreurs de bêtes… à poils.

Même si plusieurs études pondent des résultats différents, il n’en reste pas moins qu’elles s’accordent toutes sur un point : l’industrie de l’élevage pollue. Et pas qu’un peu.

Tout d’abord, commençons pas ce qui peut faire sourire. Les pets et les rots des ruminants ne sont pas neutres ! Certes l’homme pète et rote aussi. Mais si ces animaux n’étaient pas nés uniquement pour mourir, ce serait autant de méthane rejeté en moins dans l’atmosphère.

37% des dégagements de méthanes provient de nos élevages. Ça pourrait faire sourire sauf que ce gaz est entre 28 et 84 fois plus puissant que le CO2.

Vache allongée
« J’y suis pour rien moi ! »

Bon, on a bien « rigolé » avec les pets de vaches, passons à l’étape suivante. Tous ces animaux qui finissent dans nos assiettes, il faut les élever et donc les nourrir. On cultive des céréales pour nourrir des animaux destinés à nourrir des êtres humains. Le problème, c’est que 70% des terres agricoles dans le monde servent à nourrir des bêtes d’élevage. La consommation de viande étant en augmentation, il faut toujours plus de terres cultivables.

Une des solutions est donc de bruler des écosystèmes entiers pour y planter du blé, du soja etc… Cela dégage beaucoup de C02 et diminue fortement notre capacité à le recycler (il n’y a qu’à voir l’Amazonie partir en fumée).

Manger beaucoup moins de viande (1 à 2 fois par semaine voire pas du tout) permettrait de réduire fortement cet impact négatif et même de laisser des forêts, dans certaines zones, reprendre le pouvoir.

Et puis, il faut bien les arroser ces champs ! Ça consomme de la flotte !

Voilà, les chiffres sont éloquents. Ils représentent le nombre de m3 d’eau consommée par tonne d’aliments :

  • le boeuf : 16 730
  • le porc : 5 470
  • le fromage : 5 290
  • la volaille : 3 810
  • les œufs : 3 520
  • le riz : 2 550
  • le soja : 2 520

Voilà, entre 1T de boeuf et 1T de soja, on est sur un ratio : x6,5. Et les 2 sont riches en protéines !

Dans ces conditions, une idée intéressante, serait de consommer des animaux en liberté ou semi-liberté, qui ne mangent directement que ce qui pousse dans leur environnement. Le problème c’est que cela demande énormément de surface ! Au vu de notre consommation actuelle de viande, la planète ne suffirait pas.

Tout simplement impossible à moins que tous, décidions de diminuer fortement notre consommation de viande.

Pour conclure, moins on mange de viande, mieux c’est pour la planète.

Le régime végan ou végétalien est donc celui qui a le moins d’impact négatif sur la planète.

Suivi par les végétariens et flexitariens…

Et loin derrière, on retrouve nos omnivores (les pauvres, ça fait 2 fois qu’ils sont en dernière position).

Régime alimentaire et bien-être animal

On l’a vu jusque-là, les bouffeurs de viande ne sont pas à la fête et ce n’est pas dans cette dernière partie qu’ils vont reprendre du poil de la bête.

Je sais, je casse le suspens mais bon, bien-être animal et steak de boeuf sauce barbecue, ce n’est pas trop compatible.

Et oui, difficile de faire mieux que les vegans quand on parle protection animale.

Bien sûr, vous rencontrerez toujours des argumentaires pros-viande qui diront que les bœufs favorisent le développement de certains insectes. Qu’un boeuf élevé pour en faire un rôti c’est des milliers de mouches qui tournent autour. Que donc, si on n’élève plus de bœufs, on condamne des centaines de millions de mouches.

J’exagère à peine…

Je ne prendrai pas le temps de répondre à ce type d’argumentaire d’une mauvaise foi totale. Et pour rappel, je ne suis moi-même pas vegan ! Donc me taxer d’intégriste totalitaire n’a pas de sens non plus.

Les vegans, font tout pour éviter d’exploiter les animaux. Donc, ce sont les champions incontestés du bien-être animal.

Je pourrai m’arrêter là mais j’ai bien envie d’aller un peu plus loin.

Ça n’en finit plus son truc là…

Allez, encore un effort. C’est bientôt la fin !

Comparons 2 productions de viandes différentes.

La première concerne l’élevage industriel. L’animal né, vit et meurt sur une superficie qui correspond exactement à sa taille. Pas 10 cm de plus.

Il ne peut ni marcher, ni courir, ni prendre l’air.

La deuxième concerne l’élevage d’animaux en liberté ou semi-liberté. Ici, il nait, vit dans un champ. Il peut vaquer à sa guise ou presque, respirer et ne pas être oppressé par ses congénères empilés avec lui dans 10m2.

Certes, les 2 finiront dans une assiette. Et je ne veux pas minimiser la cruauté de l’animal que l’on abat. Mais quand la première catégorie aura une vie de souffrance, la deuxième aura au moins vécu quelques années… pas trop mal.

Malgré la contradiction, beaucoup se soucient du bien-être animal et souhaitent quand même consommer des produits d’origine animale… si élevés en liberté ou semi-liberté.

Seulement, il y a un hic. On en revient à ce qu’on a vu un peu plus haut. Pour nourrir tous les humains avec des animaux élevés en liberté ou semi-liberté, il faudrait beaucoup plus d’une planète terre.

Reste une seule solution pour rendre un régime omnivore soucieux du bien-être animal : diminuer drastiquement sa consommation de viande et devenir flexitarien.

Conclusion

Et donc ?

Quel est le meilleur régime alimentaire ?

On vient de le voir, pour la planète et le bien-être animal les vegans sont les champions.

Les omnivores sont clairement les mauvais élèves. Et même s’ils mangeaient de la viande issue d’élevages responsables, c’est une démarche louable mais absolument pas pérenne à l’échelle de la planète.

Les végétariens et flexitariens ne s’en sortent pas trop mal dans ces 2 catégories.

En ce qui concerne la santé, les résultats sont plus partagés.

Un régime équilibré est la clé.

Et le moins exigeant est de suivre un régime flexitarien. Ensuite, plus les régimes sont restrictifs, plus ils demandent un suivi et de la supplémentation.

Consommer de la viande à tous les repas est par contre déconseillé dans tous les cas de figure…

Voilà pour aujourd’hui. Si vous voulez aller plus loin, retrouvez ici : encore plus d’arguments pour diminuer votre consommation de viande (et bien plus encore…).

Sources :
Wikipedia : impact environnemental de la production de viande (eng)
– Documentaires : La santé dans l’assiette, Cowspiracy
– Livres (liens affiliés) : Végétarien, Végan ou Flexitarien ? d’Edouard Pelissier, Planète végan d’Ophélie Veron

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