Le Bitcoin : Nouvelle Révolution Numérique

Le Bitcoin, les crypto-monnaies…

Autant de termes qui sentent le soufre, qui puent le scandale.

Mais dès que tu commences à discuter 5 minutes avec un connaisseur et amateur de cette technologie, tu te rends vite compte de la passion qui l’anime.

Quand ton ami Marco te parle des possibilités de la nouvelle révolution numérique en cours, tu te dis que le monde part en cacahuètes.

Jusque-là, on te disait que le Bitmachin ou Bitcoin, servait uniquement à s’échanger des armes et de la drogue sur le Dark Net.

Mais alors qu’est-ce que peut bien faire Marco là-dedans ?

Lui qui adore les coquelicots en plus !

On va essayer de répondre à cette question.

Le Bitcoin révolution numérique : « De où d’abord ? »

Je tiens à préciser que je ne suis pas le plus caler dans le domaine. Je ne suis ni un cryptographe ni un informaticien…

Mais je comprends le concept et c’est exactement ce que je vais essayer de t’expliquer maintenant.
(en simplifiant au maximum)

L’histoire du Bitcoin

Le Bitcoin est la première de toutes les cryptomonnaies.

Elle est apparue en 2008 à travers un livre blanc écrit par un inconnu du nom de Satoshi Nakamoto.

La légende voudrait que ce soit un collectif de crypto-hackers.

Juste après sa création, son créateur a disparu des radars complètement ; laissant son projet entre les mains d’une communauté gigantesque et hyper engagée.

Ce projet a la prétention de remplacer les monnaies étatiques qui semblent vouées à l’échec.

Cette idée de l’effondrement des monnaies n’est pas nouvelle.

Il y a 2 siècles, Voltaire écrivait bien :
« Une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro. »

Voltaire a vu venir Bitcoin bien avant tout le monde !

Quel bad boy ce Voltaire !

Donc le Bitcoin démarre son histoire en 2008.

Eh oui, 2008 et la crise financière.

Les états ont fait tourner la planche à billets.

Aujourd’hui, 2020 et la crise du Corona Virus, les états refont tourner la planche à billets.

Nul doute que ça ne pourra pas durer.

La monnaie n’a de valeur que si le peuple et les institutions ont confiance en elle.

Chaque fois que les états impriment de la monnaie à partir de « rien », cette confiance diminue…

Et, si plus de confiance, plus de valeur donc plus de monnaie.

Satoshi Nakamoto a voulu créer une monnaie collective et dans laquelle, la confiance ne peut être détruite.

Hein ?!

Le Bitcoin : ça marche comment ?

Le concept est très simple, sa réalisation beaucoup moins quand on n’est pas du tout technique.

Le Bitcoin est une base de registres décentralisée.

« Mais qu’est-ce-qu’il raconte lui ? »

En gros, une énorme base de données hébergée par des milliers de machines à travers la planète.

Lorsqu’on effectue une transaction, on l’enregistre dans cette base de données… tout simplement !

Mais alors, n’importe qui peut créer une transaction ? Je peux envoyer des milliers de Bitcoins sur mon compte ?

Absolument pas.

Chaque possesseur de Bitcoins possède 2 codes qu’on appelle des clés.

La clé privée permet d’accéder à son compte et de pouvoir envoyer des Bitcoins à quelqu’un. Seul le propriétaire du compte doit la connaître au risque de se faire piquer tous ses Bitcoins !

La clé publique sert d’adresse de destination lors d’une transaction. On la donne aux personnes pour qu’ils puissent nous envoyer des Bitcoins.

De cette manière, on peut facilement réaliser des transactions.

Comme on l’a vu, la force d’une monnaie est liée à la confiance que les gens lui apportent.

Un simple hacker peut-il s’emparer de tous les Bitcoins ?

C’est maintenant qu’on va parler de véritable innovation numérique !

Chaque transaction est inscrite dans la base de données via un bloc. Chaque bloc a une taille standard et lorsque ce bloc est plein, le réseau crée un nouveau bloc.

Pour créer ce nouveau bloc, tous les ordinateurs répartis dans le monde travaillent à résoudre une équation mathématique. Le premier ordinateur qui trouve la réponse à cette équation a le droit de créer un bloc.

En même temps qu’il crée son bloc, l’ordinateur « vainqueur » empoche aussi les frais de transaction.

Cette récompense est suffisante pour continuer à faire faire des calculs à sa bécane 7/7 et 24/24.

Les avantages du Bitcoin

La confiance

Une monnaie n’a de valeur que par la confiance qu’on lui accorde.

Je ne te l’avais pas encore dit ?! Si ? Ah pardon…

Je ne vais pas entrer dans les détails techniques mais pour hacker le système, il faut posséder la moitié de la puissance de calcul du réseau Bitcoin.

On parle d’attaque des 51%.

Et arriver à ça revient à dépenser des millions ou plutôt des milliards d’euros !

Le jeu n’en vaut généralement pas la chandelle.

Fin juillet 2018, on estimait à 132 milliards d’euros le coût pour attaquer le réseau Bitcoin… je doute qu’avec ce montant on ait réellement besoin de se la jouer hacker.

Avec 132 milliards d’euros sur son compte, tout le monde préfèrerait siroter des mojitos sur la plage.

« Yiihaa ! Après ce plongeon, je m’attaque au Bitcoin ! »

En plus, tous les acteurs ont intérêt à ce que personne ne hack le système.

Étant donné que tout est basé sur la confiance. La personne qui va détourner 1 million de Bitcoins fera perdre immédiatement toute valeur à cette monnaie.

Bénéfice de son hack ? Elle se retrouve à la tête d’une montagne d’argent… qui ne vaut plus rien.

La gouvernance

Le côté magnifique du Bitcoin est qu’il est créé par et pour la communauté.

Les développeurs enrichissent chaque jour un peu plus les fonctionnalités de cette révolution numérique.

Le Bitcoin de 2020 ne ressemble plus du tout au Bitcoin de 2008.

On peut aujourd’hui lier une condition très simple à une transaction en Bitcoin.

Une transaction peut, par exemple, prendre effet à une date précise.

Tous les acteurs agissent dans l’intérêt du réseau car tous ont à gagner à son développement.

Reste que parfois, la communauté n’est pas d’accord sur l’implémentation d’une nouvelle fonctionnalité.

Il se passe alors ce qu’on appelle un « Hard Fork ». Le réseau se divise en 2 branches distinctes lors de la création d’un bloc.

Les ordinateurs qui calculent les futurs blocs ont alors un choix à faire. Soit aller dans la branche 1 soit dans la branche 2.

On appelle ça un vote. Oui comme en démocratie !

Et c’est la branche la plus utilisée qui restera le Bitcoin.

L’autre branche portera alors un nouveau nom ou mourra immédiatement si personne ne la soutient.

Une monnaie déflationniste

Le nombre de Bitcoin a été défini dès sa création. Ils sont pour l’instant minés, comme l’or.

C’est-à-dire qu’ils sont créés à chaque création de blocs.

Pourtant, lorsqu’il y aura 21 millions de Bitcoin en circulation, plus moyen d’en miner !

(On est autour des 18 millions actuellement)

Le réseau fonctionnera uniquement avec les frais de transaction.

Il n’y aura plus moyen d’en créer de nouveaux.

On appelle cela une monnaie déflationniste en opposition à nos monnaies actuelles qui sont inflationnistes.

Les monnaies déflationnistes sont amenées à prendre de la valeur si leur usage augmente et donc qu’elles se raréfient. On pourrait les comparer à l’or ou aux métaux précieux.

Les monnaies inflationnistes sont amenées à perdre de leur valeur au fur et à mesure que l’on en crée. Ce sont les monnaies nationales ou l’Euro.

C’est ce qui fait aussi que la confiance en Bitcoin (comme sa valeur) est amenée à se renforcer d’année en année !

Peu importe les crises, peu importe les évènements, le Bitcoin est un jeu à somme finie…

Les inconvénients du Bitcoin

Sa réputation

Quand on parle Bitcoin à quelqu’un qui n’y connaît rien, sa première réaction est de répondre que c’est la monnaie des trafiquants.

Soyons honnêtes, la première utilisation pratique du Bitcoin a été sur le DarkNet pour des échanges douteux.

Oui, ok… les débuts de la prochaine révolution numérique ne furent pas bien glorieux…

Mais très vite, tout le monde s’est rendu compte que le Bitcoin était peut-être la pire des monnaies pour empêcher toute traçabilité.

Eh oui ! Chaque Bitcoin est identifié et n’importe qui peut consulter l’historique de toutes ses transactions.

Si on veut passer sous les radars, ce n’est clairement pas l’idéal.

Retenons surtout qu’aujourd’hui, le moyen de paiement préféré des truands, trafiquants, chenapans, sacripouilles… reste le cash !

L’environnement

Ici, on a affaire à l’argument le plus crédible utilisé par les détracteurs de la nouvelle révolution numérique.

Faire tourner des ordinateurs en boucle uniquement pour faire des calculs afin de protéger le réseau est énergivore.

Très énergivore même !

Aujourd’hui, Bitcoin représente entre 0,15% et 0,32% de la consommation d’électricité dans le monde. C’est quand même énorme si on prend en compte que cette monnaie n’est pas encore adoptée massivement.

Par contre, il faut aussi noter que 74,1% de l’électricité utilisée pour le Bitcoin est produite à partir d’énergie renouvelable.

Mais un petit détail est à noter.

En 2015, les distributeurs automatiques consommaient 400 MW pendant que Bitcoin n’avait besoin que de 250 MW.

Si demain, le Bitcoin remplaçait le cash : plus besoin de distributeurs. On aurait donc, en parallèle, une économie d’énergie non négligeable !

Le système bancaire, la fabrication de monnaie… tout cela passerait à la trappe aussi.

J’ai l’impression de manquer d’objectivité là…

J’accorde donc le point.

Oui Bitcoin pollue.

Mais des alternatives voient le jour ! Au lieu d’utiliser la puissance de calcul des machines pour sécuriser le réseau (preuve de travail), des projets utilisent la preuve d’enjeu.

En gros, la communauté « bloque » un peu de leur monnaie afin de participer à un tirage au sort pour désigner celui qui fabriquera le prochain bloc de la chaîne.

En échange, les vainqueurs reçoivent une récompense (les frais de transaction).

C’est un peu comme un placement financier au final sauf que cela permet de sécuriser la monnaie (au lieu de spéculer sans aucune cohérence).

L’avenir des Cryptomonnaies

Smart Contracts

Comme on l’a vu un peu plus haut, il est possible de lier une transaction Bitcoin à quelques conditions simples. Ce sont des sortes de contrats : « Si X alors je te transfère Y Bitcoins »

Avec le Bitcoin, on reste à des niveaux de conditions très basiques.

Sache quand même qu’il serait possible de faire tourner une plateforme collaborative uniquement avec le protocole Bitcoin. C’est-à-dire, qu’on pourrait supprimer le tiers de confiance que sont actuellement les plateformes de financement participatives (Kickstarter ou KissKissBankbank).

Mais l’évolution du Bitcoin sur ce sujet est lente (en partie pour garder un réseau ultra-sécurisé).

C’est alors qu’un minot venu de Russie Vitalik Buterin a créé Ethereum.

C’est lui Vitalik !

Le principe est le même que Bitcoin sauf que l’on peut lier des conditions vraiment complexes, créer de nouveaux protocoles, créer de véritables organismes financiers…

Les possibilités sont infinies !

Et cette cryptomonnaie évolue… elle est en train de passer du Proof of Work (Preuve de travail : sécurité basée sur le calcul des machines) au Proof of Stake (preuve d’enjeu : sécurité basée sur des sommes bloquées).

Une finance participative

Avec le Bitcoin, on peut créer une plateforme de financement participative ou réaliser des prêts sécurisés entre particuliers.

Avec des nouvelles blockchains, comme Ethereum, on peut construire une véritable banque décentralisée… sans banquier !

Il est possible de mettre des conditions, des contrats complexes autour d’un prêt, d’un investissement…

C’est ce qu’on appelle la Defi (ou finance décentralisée) où les acteurs ne sont autres que toi et moi !

Il ne faut pas se leurrer, il y aura là aussi des géants qui domineront le marché.

Mais rappelons-nous le principal avantage de toutes ces monnaies :
On ne peut pas en fabriquer à l’infini.

On ne crée pas de la valeur en créant de la dette !

Et ça, ça change tout.

Une nouvelle démocratie

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Les cryptomonnaies sont des outils totalement décentralisées et open source.

Hein ?!

Eh bien, elles n’appartiennent à personne.

Pardon, c’est l’inverse ! Elles appartiennent à tout le monde !

On peut tous « comprendre » comment le système tourne car le protocole et le code qui régissent le réseau sont libres d’accès.

On peut tous développer de nouvelles fonctionnalités (bon faut savoir coder quand même).

Et même si on ne sait pas coder, on peut tous voter pour l’évolution de sa monnaie en misant sur tel ou tel acteur du réseau.

On est loin d’une monnaie étatique dont la politique monétaire est définie par un gouvernement élu tous les 5 ans.

Grâce aux cryptomonnaies, les gens reprennent le pouvoir de leur monnaie et peuvent avoir une vision long terme, une vision à l’échelle d’une vie ou plus.

Elle est là, pour moi, la révolution numérique qui va redéfinir nos démocraties.

Ce qui s’est passé avec Wikileaks en 2010 ne risque pas de se produire avec Bitcoin !

A cette époque, Visa, MasterCard, PayPal et Western Union empêchaient leurs utilisateurs de faire un don à la plateforme de lanceurs d’alertes.

Et après, on vient nous dire, qu’on est libre d’utiliser notre argent comme on veut…

Pas de risque avec la prochaine révolution numérique…

Nous sommes tous propriétaires du Bitcoin et autres cryptomonnaies.

C’est aujourd’hui le seul réel moyen de posséder sa monnaie !

Alors c’est une révolution numérique ou pas ?

Tu l’auras compris, je suis un fervent soutien de cet écosystème.

J’ai découvert cette technologie en 20016 et depuis, je ne cesse de m’y intéresser chaque jour un peu plus.

Certains l’apprécient pour ses possibilités de spéculation car la volatilité y est incroyable !

En même temps, ce n’est que le début. On se croirait parfois au Far West.

Mais il ne faut pas que ces quelques folies cachent les possibilités offertes par les cryptomonnaies.

De mon côté, je m’intéresse particulièrement à Cardano qui est une cryptomonnaie à preuve d’enjeu qui mélange les avantages de Bitcoin (la sécurité) et d’Ethereum (les smart contracts). Cette cryptomonnaie pourrait à terme dépasser le nombre de transactions / seconde d’un système comme Visa.

En effet, l’un des enjeux les plus importants des cryptomonnaies est de pouvoir techniquement supporter un usage massif comme le font Visa et MasterCard.

Pour l’instant, Cardano est encore en phase de développement mais j’y crois à fond !

Bon, pour conclure… vraiment.

Au cas où tu ne l’aurais pas compris, je suis sûr et certain que les cryptomonnaies représentent la prochaine révolution numérique !

A la question, est-ce-que je possède des Bitcoin ?

Heu….

Je ne possède que des portions de Bitcoin car ça vaut une blinde !

Je n’espère pas devenir riche ou même récupérer ma monnaie un jour.

Non, je veux juste participer à l’aventure !

Et si toi aussi, tu veux participer, j’ai créé un petit guide rapide pour acheter ton premier Bitcoin. C’était compliqué il y a 5 ans mais c’est devenu super simple aujourd’hui !

Si j’y suis arrivé, n’importe qui peut le faire 😉

Pour découvrir comment faire, c’est par là !

Sources :

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